Prise en charge d' un traumatisme en ostéopathie



Attention ! Il faut toujours faire un bilan médical suite à un traumatisme important. Une fois le bilan réalisé, et qu’il ne montre aucune altération des os, articulations, organes, nerfs ou vaisseaux, il est possible d'envisager un travail ostéopathique.

L’ostéopathie permet d’aider le corps à retrouver son équilibre après un traumatisme important. Les symptômes en rapport avec un traumatisme peuvent être très variés : fatigue, maux de tête, déséquilibre postural, douleur abdominale,…)

Le traumatisme existe sous deux formes :

- Physique (chocs, chutes..), et peut rester inscrit dans nos tissus même des années après.

- Psychique (échec, deuil…) ; ce traumatisme peut être mal assimilé par notre corps, et faire intervenir des phénomènes de refoulement (décrits en psychologie).

Le corps, caisse de résonnance des souffrances (physiques ou psychiques), répond à l’événement traumatisant par de multitudes de compensations (posture, tonus, respiration…). En ostéopathie, nous parlons de « mémoire tissulaire », ce qui sous-entend qu’il reste toujours une trace du traumatisme qui ne sera pas « résolu », au plus profond de nous.


Un exemple, l’accident de voiture et la raideur cervicale :

Aussi appelé coup du lapin ou whiplash (coup de fouet), c’est un phénomène reconnu qui est la suite d’une flexion et d’une extension forcées par un choc et son rebond.
Ses conséquences sont le plus souvent une raideur/entorse cervicale, visible à la radio. Il existe aussi un phénomène de fatigue, perturbation de l’humeur, baisse d’énergie qui ressemble à une modification de l’équilibre du système nerveux.
Sur le plan ostéopathique nous reconnaissons cette raideur que nous ressentons tout le long de la colonne vertébrale, de la base du crâne jusqu’au bassin.
Ce mécanisme de protection du corps pour sa réparation aura bien souvent tendance à rester inscrit dans le rachis, sous forme d’un tonus musculaire et nerveux.
Ce tonus va garder la colonne en compression permanente, va empêcher les disques inter-vertébraux de se regonfler d'eau durant la nuit, et va favoriser toutes sortes de cervicalgies, dorsalgies, lombagies. Lors de situations de fatigue importante cela va même pouvoir favoriser l’apparition de névralgies sciatiques et crurales (cruralgies).


En résumé :

Que l’on se soit fait une petite entorse, que l’on ait eu un accident de voiture ou de moto, que l’on soit tombé dans les escaliers, ou que l’on ait fait une chute à plat dos en roller, le corps (s’il n’est pas abîmé) doit retrouver sa souplesse et sa vitalité dans les jours qui suivent.
Si ce n’est pas le cas, l’apport de l’ostéopathie sera très certainement intéressant pour aider le corps (et le psychisme) à retrouver leur équilibre d’origine.
A surveiller tout particulièrement : les événements où il y a eu un “choc” associé à un souffle coupé, une légère perte de connaissance (un “blanc”), ou bien lorsque l’on a vu “36 chandelles”.

Quoi qu'il en soit vous devez toujours faire un bilan avec votre médecin ou les services compétents suite à un traumatisme important.
La place de l’ostéopathie est en complément. Nous ne pouvons pas travailler sur des tissus déchirés, enflammés, abîmés.