Migraines et céphalées



La fréquence et l’importance des migraines et céphalées est un sérieux problème de santé publique. Maladie handicapante, celles-ci touchent 12 % de la population.

Les
femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes : 3 femmes pour 1 homme ; les enfants sont également concernés. Au niveau socio-économique, près de la moitié des personnes atteints aurait cessé toute activité professionnelle ou ne serait pas en mesure d’être concentré sur le lieu de travail.
Cela signifie beaucoup de journées de travail perdues pour l’entreprise.


Les traitements proposés ne sont souvent que symptomatiques ; le traitement de fond est souvent psycho dépendant. Plus de 50 % de migraineux ne sont pas satisfaits du traitement.

L’ostéopathie fait partie de ces sciences qui peuvent réduire, voire faire disparaître ces pathologies par des techniques manuelles douces adaptées et ciblées à la cause.


Définition de la migraine

La douleur se situe seulement d’un côté du crâne
La migraine évolue par crise
La crise doit durer de 4 à 72 heures sans traitement
Elle est pulsatile (cœur qui bat dans le crâne)
La douleur augmente lors d’efforts physiques
Elle peut être accompagnée de signes associés tels que nausées ou vomissements, augmentation de la sensibilité à la lumière ou au bruit


Définition de la céphalée

Elle représente 90 % des maux de tête
Douleur ayant pour origine, le plus souvent la base du crâne (nuque, front et tempes)
Autres causes : sinusites, problèmes ophtalmiques, traumatismes (coup du lapin), stress, mauvaise posture, problèmes d'orthodontie
Origine cervicale ayant pour cause des problèmes musculaires circulatoires ou neurologiques
La topographie est très souvent bilatérale (côté droit et gauche)


Recherche de l’origine

Cause traumatique : perte d’amplitude de la rotation de la tête
Cause vasculaire : trouble de la circulation avec 2 temps :

  • hypovascularisation avec diminution du retour veineux d’un côté et de l’autre ;
  • hypervascularisation avec augmentation du flux artériel

Cause neurologique : compression de certains nerfs (le plus fréquent est la compression du nerf d’Arnold)
Cause endocrinienne : chez la femme, au moment du cycle menstruel, ovulation ou ménopause
Cause psychique : stress, émotion, contrariétés peuvent déclencher des crises

Migraines ou céphalées
Jusqu’à présent, la médecine assimilait la migraine à une maladie différente des céphalées (maux de tête) dites « banales » ou de « tension ».

A vrai dire, les points communs sont plus nombreux que ceux qui les séparent et il est difficile d’en faire la distinction en pratique. Même mises à part les formes extrêmes de chacune de ces deux pathologies, leurs symptômes sont plus ou moins mélangés.
Une classification existe bien, l’International Headack Society (I. H. S.) en a formulé une, même si elle est parfois discutable.

Migraine sans aura :

• Maux de tête sans cause organique
• Douleur récurrente qui dure entre 3 et 4 jours
• Douleur unilatérale pulsatile
• Douleur d’intensité moyenne à forte
• Douleur aggravée par les exercices physiques
• Douleur pouvant être accompagnée de nausées, vomissements, craintes des lumières ou du bruit

Migraine avec aura :

• Appelée parfois migraine ophtalmique
• Mêmes symptômes qu’une migraine sans aura
• Symptôme précédé d’un ou plusieurs ensembles tels que :
> fourmillement unilatéral
> engourdissement unilatéral
> perturbation de la vision
> troubles de la mémoire
> difficulté de parole
> faiblesse unilatérale
• Différents signes peuvent survenir plusieurs jours avant le mal :
hypoactivité, dépression, bâillements, envie de nourriture, etc…

Céphalées dites de tension :
Ce sont les maux de tête « banals » qui ne répondent pas exactement aux critères de la migraine. Ils peuvent être aussi douloureux, durer plus longtemps.
Le terme de tension n’a pas de signification scientifique.

Quelques notions de physiopathologie pour comprendre le mécanisme vasculaire déficient (relations ostéopathiques)

• L’artère ou artériole transporte le sang chargé d’énergie

• Le système nerveux périphérique module le débit de l’artère

• Les restrictions articulaires (déficience de mobilité) du rachis (colonne vertébrale) troublent la fonction sympathique et favorisent
la prédominance parasympathique

• Cette prédominance réduit le calibre de l’artère, donc diminue le débit artériel et diminue de ce fait le transport d’énergie

• La manipulation lève le barrage inflammatoire issu des restrictions de mobilité articulaire qui compriment la fibre sympathique issu du rachis

• La manipulation douce libère donc l’action sympathique qui provoque une dilatation de l’artère et permet la régulation du débit dans l’artère ; de ce fait, régulation de l’énergie concernée

• L’ostéopathie a une action sur la régularisation du débit artériel du segment traité

• L’ostéopathie interviendra sur le système circulatoire qui est l’origine de la migraine

• L’ostéopathie agira donc sur les muscles et les restrictions de mobilité articulaire dans la partie supérieure du cou, ce qui contribue à une diminution de la mobilité ainsi qu’à l’irritation des nerfs et des vaisseaux sanguins locaux


Rôle de l’ostéopathe :

• Améliorer la mobilité articulaire
• Diminuer les tensions musculaires
• Diminuer les irritations nerveuses
• Améliorer l’apport et le drainage sanguins au niveau du crâne


N. B. : L’ostéopathe doit aussi mettre en évidence, à travers l’interrogatoire, que certaines migraines ou céphalées peuvent avoir une autre origine.
Il peut s’agir de causes sérieuses comme des infections, des hémorragies ou des tumeurs cérébrales.

Il est important, en première évaluation, de différencier les céphalées aux origines communes de celles causées par une pathologie grave.

Le thérapeute dirigera le patient vers le professionnel le plus compétent. L’ostéopathe est formé pour déceler les contre-indications au traitement ostéopathique.